L’insécurité continue d’affecter le secteur de l’éducation dans l’est de la République démocratique du Congo. Dans le territoire de Walikale, au Nord-Kivu, des élèves finalistes ont été victimes d’une attaque alors qu’ils se rendaient dans leurs centres pour participer aux examens d’État.
Les faits se sont produits vendredi dernier sur l’axe Kiseya-Kilambo. Selon plusieurs sources locales, les candidats ont été interceptés par des hommes armés qui les ont dépouillés de leurs biens personnels. Téléphones, argent et autres effets de valeur auraient été emportés par les assaillants.
Plus grave encore, des témoignages font état de cas de violences sexuelles commises au cours de cette attaque. Les circonstances exactes des faits et le nombre précis de victimes n’ont pas encore été officiellement communiqués par les autorités compétentes.
Cette agression a suscité une vive inquiétude parmi les familles et les acteurs du secteur éducatif, qui dénoncent la persistance de l’insécurité dans plusieurs zones du territoire de Walikale. Depuis plusieurs années, les déplacements des élèves et des enseignants sont régulièrement perturbés par les activités des groupes armés opérant dans la région.
Malgré cet incident, les examens d’État ont effectivement débuté lundi dans la zone concernée. Les autorités éducatives et administratives ont maintenu le calendrier national des épreuves, tout en appelant au renforcement des mesures de sécurité autour des centres d’examen.
Cette nouvelle attaque illustre les difficultés auxquelles sont confrontés de nombreux élèves dans l’est de la RDC, où l’accès à l’éducation demeure souvent compromis par les violences armées. Les organisations de défense des droits humains continuent de plaider pour une meilleure protection des civils, en particulier des enfants et des jeunes en période scolaire.
