Trente jours, et c'est déjà presque fini. Lundi 19 octobre, la Fédération portugaise de football (FPF) a sanctionné Cristiano Ronaldo pour avoir quitté le rassemblement de la sélection après un conflit avec son entraîneur. Une peine jugée clémente, alors que certains médias évoquaient jusqu'à six mois de suspension, et qui laisse la porte ouverte à un retour rapide.
Une sanction déjà largement purgée
La suspension de 30 jours est rétroactive : elle a pris effet le 30 septembre, jour du départ du joueur. L'attaquant de 41 ans sera donc disponible dès la prochaine fenêtre internationale, à la mi-novembre. La FPF lui a aussi infligé une amende de 255 euros et a jugé l'accusation « entièrement fondée ».
Le point de rupture à Copenhague
L'affaire éclate à la veille du match de Ligue des nations contre le Danemark, à Copenhague. Furieux d'apprendre qu'il ne serait pas titulaire, Cristiano Ronaldo quitte précipitamment le rassemblement. Il reproche alors au sélectionneur Jorge Jesus, 72 ans, de lui avoir parlé de manière autoritaire et de ne pas avoir tenu sa parole en le laissant sur le banc.
Quelques jours plus tard, le meilleur buteur de l'histoire du Portugal, avec 146 réalisations, s'excuse publiquement auprès des supporters et de ses coéquipiers. Il se dit prêt à revenir en sélection après avoir purgé sa suspension, tout en confirmant sa rupture avec Jorge Jesus.
Quel avenir en sélection ?
La sanction règle le volet disciplinaire, pas le fond du conflit. Reste à savoir si le sélectionneur rappellera l'attaquant en novembre et si les deux hommes pourront retravailler ensemble. Pour une star qui a tout gagné avec le Portugal et dont la fin de carrière approche, l'enjeu est autant sportif que symbolique.
Les prochains jours, puis la liste de novembre, donneront le ton.
