Un coup d’accélérateur pour la mobilisation des recettes
Dans un contexte où les provinces sont appelées à renforcer leur autonomie financière, les autorités de la Tshopo misent sur des moyens logistiques concrets. À Kisangani, le gouverneur Paulin Lendongolia Lebabonga a procédé à la remise symbolique de 30 motos destinées aux régies financières, lors d’une cérémonie officielle organisée au gouvernorat.
Un geste qui vise à améliorer l’efficacité des services chargés de la collecte des recettes publiques, souvent confrontés à des contraintes de mobilité.
Faciliter le travail sur le terrain
Dans une province vaste comme la Tshopo, les agents des régies financières peinent parfois à couvrir l’ensemble des zones de collecte. Le manque de moyens de transport constitue un frein majeur à la mobilisation optimale des recettes.
Avec ces nouvelles motos, les autorités entendent rapprocher l’administration fiscale des contribuables, notamment dans les zones périphériques et difficiles d’accès.
Un enjeu clé pour les finances provinciales
La mobilisation des recettes locales reste un défi majeur pour de nombreuses provinces en RDC. Les autorités insistent régulièrement sur la nécessité d’élargir l’assiette fiscale et d’améliorer les performances des régies financières.
Cette dotation en équipements s’inscrit ainsi dans une stratégie plus large visant à renforcer les capacités opérationnelles des services publics et à accroître les ressources propres de la province.
Entre modernisation et attentes de résultats
Au-delà de la remise symbolique, les attentes sont désormais tournées vers les résultats concrets. L’efficacité de cette mesure dépendra de l’utilisation effective des motos et de l’organisation du travail sur le terrain.
Les observateurs soulignent également l’importance d’accompagner ce type d’initiative par des réformes structurelles, notamment en matière de transparence et de gestion des recettes.
Une administration de proximité en ligne de mire
En facilitant les déplacements des agents, les autorités espèrent instaurer une administration plus proche des réalités locales. Une démarche qui pourrait contribuer à améliorer la confiance entre les contribuables et les services publics.
Dans une province en quête de développement, chaque levier d’amélioration de la gouvernance financière est désormais scruté avec attention.
