Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) affirment avoir mené, dimanche à l’aube, une opération contre un groupe armé actif dans le territoire de Shabunda, au Sud-Kivu. Selon des informations relayées localement, l’assaut aurait débuté vers 4 heures du matin et visait une position occupée par des miliciens dans cette zone régulièrement secouée par l’insécurité.
D’après le bilan avancé, le chef de guerre Amisi Sisawa, connu sous l’alias « Muswahili », aurait été arrêté au cours de l’intervention. L’armée annonce également la mort de deux miliciens, la capture de treize autres combattants et la récupération de cinq fusils de type AK-47.
Si ces chiffres restent à confirmer de manière indépendante, cette opération s’inscrit dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu à Shabunda. Ce territoire du Sud-Kivu est depuis plusieurs années le théâtre d’activités de groupes armés locaux, dont certains sont accusés d’exactions contre les civils, de pillages et d’attaques ciblées contre les villages isolés.
Dans cette partie de l’est de la RDC, les FARDC multiplient régulièrement les opérations offensives et de ratissage pour tenter de réduire l’influence des milices. Des précédentes interventions militaires dans la zone avaient déjà conduit à des arrestations, à la reddition de certains combattants et à la saisie d’armes, sans pour autant mettre durablement fin à l’instabilité. À Shabunda, la population continue de vivre sous la menace de groupes armés et de violences récurrentes.
L’arrestation présumée d’un chef milicien pourrait toutefois représenter un coup important pour les réseaux armés actifs dans ce territoire, à condition qu’elle s’accompagne d’un renforcement durable de la présence sécuritaire et d’un suivi judiciaire effectif. Dans l’est congolais, plusieurs observateurs rappellent en effet que les succès militaires ponctuels ne suffisent pas toujours à stabiliser durablement les zones touchées par les conflits.
Aucune communication détaillée n’avait encore été publiée au moment de la rédaction sur les circonstances exactes de l’opération, ni sur l’identité complète des personnes capturées. Les autorités militaires devraient, dans les prochaines heures ou les prochains jours, préciser les contours de cet assaut et les suites réservées aux personnes arrêtées.
Sources :
Actualite.cd
Radio Okapi
